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Jaja, quel joli nom pour un restaurant.
Boris Vian chantait « Je bois, / N'importe quel jaja / Pourvu qu'il fasse ses douze degrés cinq ». Rien à voir ici, la carte des vins beaux est belle et on se repère avec des classements  peu vus « du rare, du rêve, de l’exceptionnel à déguster avec candeur », ou « de l’insolite, du bizarre, qui emprunte les chemins de traverse » ou encore « du fruit, du croquant, du gouleyant, ça glisse tout seul… ». C’est dans cette dernière catégorie que nous avons trouvé notre côte du Ventoux, un joli jaja de copains ! Et nous confirmons, ça glisse tout seul.
Mais revenons à la table. Nous avions en 2009 découvert le « Glou » que Julien Fouin avait ouvert en 2009 à l’arrière du musée Picasso, et nous n’avions pas été séduits sans trop savoir dire pourquoi (peut-être l’impression d’être écrasés par le plafond du premier étage… mais à quoi tient une critique !). Par contre, avec cette deuxième aventure, cette deuxième ouverture, c’est oui ! Ou oui oui. Nous y revenons pour la cinquième fois : entre amis, en amoureux, en business (Imaginez une formule du midi à 21 euros ! De quoi vous faire bien voir par votre directeur financier)… Toutes les occasions sont bonnes et si on ajoute cette jolie cour pour dîner en regardant les étoiles, ça fait déjà pas mal de bons points.

C’est un bel endroit chaleureux, le genre d’endroit où on se dit, j’en ferais bien mon petit loft, mais oublions ! Tout est de bon goût ici mais surtout l’accueil est souriant, chaleureux, certains disent peu professionnel mais ça veut dire quoi ? Rappelez-vous nous arrivions dépités de chez Monsieur Constant alors entendre simplement « Bonjour Messieurs, je suis à vous dans cinq minutes, une table va se libérer » nous donne l’impression d’être des VIP… mais ce qui est bien, c’est que ce traitement est le même pour tous ! Vive le service non professionnel sympathique !

Des cuisines,  que l’on peut apercevoir à la table d’hôtes (bon plan si vous êtes six), sortent de jolis produits, du bio, de l’artisanal, du respectueux des saisons. Les cochons ont pris le temps de se promener et de grogner et on imagine que le bœuf Wagyu (style Kobé)  s’est fait masser au saké et a apprécié la bière qu’on ajoute dans sa nourriture. Ne cherchons pas plus loin les raisons de son calme et de sa bonne humeur. Aucun stress ne doit altérer la tendreté de sa chair, aussi ce soir on regrette une cuisson qui semble avoir été violente, révélée par le contraste des grenailles un peu mollassonnes ! Attention Chef, on veut revenir une sixième fois ! Par contre un joli tartare de gambas bleues qui peut peut-être rebuter par sa couleur une âme sensible mais que l’association avec le fruit de la passion est réussie. Réussie comme ce tataki de saumon, un dîner très influencé par le Japon (on hésite à la faire... jajapon ! Ok, on n’aurait pas dû). Le tataki est un mode de cuisson. Le saumon est saisi en surface brièvement mais avec force et servi froid. Du croustillant mais un cœur encore cru et très moelleux. Là cela semble adapté avec une cuisson au sel, c’est joliment fait avec une impression de sushi.

Nous ne sommes pas fanas de desserts de Jaja mais un besoin de sucre ce soir nous pousse au crime. Une déception pour une mousse au chocolat trop dure avec  une crème vraiment trop légère mais un vrai coup de cœur pour un bel ananas Victoria adouci par un lait de caramel et un sorbet coco.

C'est un MIAM pour Jaja.

 

Nous avons choisi à la carte :

  • Foie gras de canard français poêlé, vinaigre de riz, crapaudine
  • Tartare de gambas bleues, graines de fruits de la passion
  • Tataki de saumon label rouge, gaufre de pomme de terre
  • Rumsteak de boeuf wagyu (style kobé), pommes de terre mitrailles sautées
  • Ananas Victoria poché, caramel laitier, sorbet coco    => Notre coup de coeur
  • Mousse au chocolat et crème légère Amaretto

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    Le pain de chez Poujouran        Ventoux Domaine de Fondrèche        L'addition (2) : 121 €

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Le Club des Amateurs de Jaja : deux fois par mois, dégustation de vins autour d'un dîner en présence de deux journalistes, Laure Gasparotto, Le Monde et Dominique Hutin, France Inter.

 

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Jaja

3 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, 75004 Paris (cliquez sur l'adresse pour afficher le plan)

Téléphone : 01 42 74 71 52

Métro : Hôtel de Ville

www.jaja-resto.com

Ouvert tous les jours de 12:00 à 14:30 et de 20:00 à 23:00

 

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