L'Ourcine Façade J&WL'Ourcine Carte de visite J&WL'Ourcine Vue sur la cuisine (2) J&WL'Ourcine Menu (1) J&WL'Ourcine Vue sur la cuisine (1) J&W

L’Ourcine, le petit nom de la Maman ours ? La petite amie de l’Oursin ? Non, le C pose problème, des racines basques  alors ? Pas certain…et en même temps, là n’est pas l’essentiel !

Qui a dit « encore un bistrot ! » ? Certes, encore  un bistrot ce soir, mais pas un petit nouveau, pas une table à la mode. En voilà un qui était là en défricheur de la bistronomie, un qui peut en apprendre à des Jean médiatiques du seizième… Sylvain Danière, The Chef, était déjà Grand Prix Fooding du Public San Pellegrino en 2004 !  L’ingrat  ou le taquin sert aujourd’hui une eau pétillante corse, l’Orezza. Une eau que nous avons vu fleurir un peu partout sur les tables parisiennes ces derniers temps … même observation en régions ? Cette eau minérale naturelle gazeuse corse est parait-il  reconnue comme l'une des eaux les plus riches en fer au monde ! Déjà ça calme, et quand on sait qu’en plus de lutter  contre l'anémie, son gaz carbonique naturel facilite la digestion, on comprend mieux. Pas de comparaison possible  avec ce beau Médoc, bien charpenté, que nous avons trouvé sur une carte des vins simple mais bien fichue, dans sa chemise en plastique comme un cahier de vacances.

Sur la vitrine, il est affirmé "Cuisine de Cuisinier", "Vin de Vignerons" et donc nous affirmons "critiques de critiqueurs", chacun est à sa place.

Il vaut mieux réserver. Ceux qui nous suivent savent que nous aimons tenter le diable, ce soir encore nous avons eu de la chance, une petite table de deux, un peu serrés tout de même, le bistrot propose de la promiscuité qu’il vend comme de la convivialité et parfois ça marche, nos nouveaux amis viennent de partout dans le monde et même de rive droite et ils sont plutôt sympathiques.

Sylvain Danière a fait ses classes chez Camdeborde dont nous aimons plus les livres que la terrasse trop courue et trop petite, mais cela est à l’évidence une bonne école !  Menu uniquement, 34 euros, bon rapport qualité-prix mais un coup de gueule contre  ces insupportables coups de cœur à supplément qui peuvent faire monter le menu à 59 euros... Le menu est parfait sans cela. Une belle terrine qui n’en est pas une, un pressé d’échine en fait, simple et bon, se fait chahuter par des choux-fleurs vinaigrés d’un  beau rose très  pâle, voilà une belle réinterprétation des pickles. Les bonbons d’agneau vous donnent envie d’être à Pâques toute l’année, tout est fondant, les carottes oranges et les jaunes et cet agneau qui a cuit au moins sept heures, seul le croustillant de la bric vient réveiller cette langueur qui s’installe.

En route pour le plat. Une brandade crémeuse d’un côté, riche en goût avec sa gousse d’ail confite, posée comme un diamant en son milieu. Le porc fermier nous rappelle de beaux souvenirs de la Corrèze où il est dit « qu’on mange bien quand on tue le cochon », une moutarde à l’ancienne donne du peps à une purée maintes fois vue qui du coup prend un coup de jeune. Les desserts, souvent décevants dans les bistrots, sont ici  à la hauteur. Un cake au citron, tout petit, tout mignon, appelle la cuillère de lemon curd et la glace aux amandes protège de l’écœurement. Les garriguettes viennent d’arriver, un sablé, breton comme elles,  les protège d’un soleil absent, ils ont les chapeaux ronds, vive les bretons, un peu de crème légère et voilà !

Envoyez le générique  de fin ! Et on s’attend à le voir défiler dans cette lucarne percée dans le vieux vaisselier, le plus étonnant des passe-plats jamais vus. On a l’impression de regarder la télé avec un  programme Top Bistrot, le ballet du Chef et de son équipe est bien réglé, il le faut, ils sont nombreux et la scène est petite. De temps en temps, Sylvain Danière frappe dans ses mains, les plats peuvent traverser le vieux meuble, emporté par des serveurs, seulement deux serveurs pour  tout  ce monde alors ça chauffe un peu, et pourtant nous les avons trouvés sympathiques et efficaces, il parait que nous ne sommes pas nombreux à le penser. Nous assumons.

C'est MIAM pour l'Ourcine.

 

PS. : Monsieur Danière… C'est quoi « l’Ourcine » ?

 

Au menu, nous avons choisi :

  • Terrine d'échine de porc fermier, pickles maison et chips de campagne
  • Bonbon croustillant d'agneau de 7 h relevé au cumin, carottes confites     => Notre coup de coeur
  • Brandade crémeuse de cabillaud gratinée
  • Pièce de cochon fermier rôti à l'ail confit, pomme purée moutardée
  • Premières gariguettes, chatilly à la vanille bourbon, sablé breton
  • Cake citron et lemon curd, glace amande by Manon

L'Ourcine Terrine d'échine de porc J&WL'Ourcine Bonbon croustillant d'agneau J&WL'Ourcine Brandade de cabillaud J&WL'Ourcine Pièce de cochon fermier J&WL'Ourcine Premières guariguettes J&WL'Ourcine Cake au citron J&W

 

La corbeille de pain                   Médoc Château Noaillac 2009   L'addition (2) : 105 €

L'Ourcine Corbeille de pain J&W          L'Ourcine Medoc 2009 J&W                         L'Ourcine Addition J&W

 


L'Ourcine

92 rue Broca, 75013 Paris (cliquez sur l'adresse pour afficher le plan)

Téléphone : 01 47 07 13 65

Métro : Les Gobelins

De midi à 14h30 et de 19h à 22h30. Fermé dimanche et lundi.

 

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