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Départ pour Valencia, six restaurants étoilés ! Alors pour se mettre dans l'ambiance, retour chez Arola... qui n'a rien à voir avec Valencia, juste avec l'Espagne...

"C'est pour moi un vrai rêve, d'ouvrir mon premier restaurant en France au W Paris-Opéra", déclare Sergi Arola à l’hotellerie-restauration.fr.
C’était un rêve pour nous de découvrir si sa créativité s’épanouissait près de l’Opéra (notez les nappes façon châle dans Carmen de Bizet, concept quand tu nous tiens…) et le rêve n’a pas tourné au cauchemar. Le double étoilé de Madrid tient la route à Paris et nous gratifie même de sa présence. On peut regretter cependant ses tours de salle réservés aux seuls amis et connaissances, ignorant les anonymes que nous sommes : timidité ou maladresse ? On ne saura pas, timidité sans doute.

Nous sommes passés brutalement de l’Arcadi Café à Bruxelles à l’hôtel W Opéra. Attention si vous dites « double-V » vous allez heurter Angélique et Marine à l’accueil, elles préfèrent « double-U », « double-V, c’est moche ! ». Bref, nous passons des champignons de Paris du vol au vent bruxellois  aux truffes de la terrine de porcelet ibérique, c’est violent au départ…
Grimpez au premier étage de l'hôtel, pas par l’ascenseur, prenez l’escalier de marbre blanc haussmannien malmené par les rouges agressifs des murs, et « viva Barcelona » et « viva Madrid » ! Prenez le temps avant, de traverser le bar, magnifique terrain d’observation des beautiful people. Entre 7 et 9 les banquiers et assureurs du quartier en afterwork « chic mais non », puis à partir de 11 h les beautiful people de partout, « bling-bling mais non », on vient autant pour voir que se montrer et parfois même danser (enfin ça on ne l’a pas testé à Paris mais à Londres nous avons donné, excellent mojito au bar du 1er étage du W London…).

Mais revenons à l’essentiel, au premier étage, design et sobriété, parquet pointe de Hongrie et moucharabié de verre dépoli, et ce rouge toujours, qui nous rappelle les arènes de Madrid. Mais ouf, pas de  Picadors ici mais Pica-Pica. C’est le nom du restaurant (ou est-ce Arola restaurant ?), et c’est l’idée en même temps : pas de menu mais des tapas, pardon « des petites assiettes créatives à partager », ou comment rendre mondains les niama-niama d’Afrique du Nord et les raciones du Pays Basque. Et aussi comment crier au génie du marketing quand Aymeric, beautiful serveur, forcément, mais cependant très sympathique et efficace, nous expliquera comment préparer soi-même son pan con tomato !  Heureusement, ceci n’est qu'un gadget du début…
Ne boudons pas notre plaisir, Sergi Arola qui  a fait ses classes dans les cuisines de Ferran Adria à El Bulli, et aussi chez Pierre Gagnaire, sait nous emporter dés cet étonnant amuse bouche régressif où on plonge un craquant gressini dans une sauce romesco, sauce catalane au piment, c’est bon, c’est ludique, c’est beau. Tout sera désormais à l’avenant. Les cèpes confits en carpaccio, assaisonnés d'une vinaigrette aux pignons, avec des lamelles de jambon ibérique et spaghettinis sentent les sous-bois. Le cochon de lait, terrine aux truffes croustille, c’est fondant, c’est fort, c’est doux, une claque, une caresse mais en dessert que des douceurs même si on peut regretter des fraises en cette saison… respectons les saisons Chef ! Comme vous le faites magnifiquement avec ce chocolat et noisette, carpaccio de poire caramélisée et sorbet au gingembre, là aussi, c’est vif et doux, onctueux et craquant, c’est quoi cette idée de partager, on veut tout garder pour soi !


Quelques regrets cependant : une carte beaucoup trop courte de vins espagnols alors que ce pays propose une offre d’une richesse incroyable. Pire encore, cinq jours après l’ouverture plus aucune bouteille parmi les six (!) proposées, Aymeric nous expliquera « qu’ils ont été dévalisés », nous lui avons donné les adresses de quelques très bons cavistes à Opéra. Des températures pas toujours maîtrisées alors que les cuisines de sont pas si éloignées que ça de la salle : dommage par exemple  que cette morue réinventée et toute en simplicité signant le génie du Chef soit à peine tiède. Aymeric nous expliquera « que c’est parce que ce sont de toutes petites portions... ». Et puis par pitié, peut-on éviter à nos oreilles la cacophonie musicale du bar et du restaurant ? Deux ambiances, très bien, deux en même temps c’est trop… c’est aussi pica-pica de musiques ?
Nous hésitions entre Miam et Miam Miam et ce sera finalement  MIAM.

Le restaurant Arola a fermé ses portes en mars 2014 et a été remplacé par le nouveau restaurant Coquette.

 

Nous avons dégusté :

  • Cèpes confits et servis en carpaccio, assaisonnés d'une vinaigrette aux pignons, lamelles de jambon ibérique et pâtes fraîches
  • Crabe en salade, pain de seigle toasté
  • Poulpe à la braisa, pommes de terre confites
  • Morue en émulsion, pommes de terre, oignons
  • Cochon de lait, terrine aux truffes     => Notre coup de coeur
  • Porc ibérique "presa" (fines tranches relevées au piment basque vinaigré et idiazabal)
  • Chocolat & Noisette, mosaïque de poires caramélisées, sorbet au gingembre
  • Instant gourmand, Trois desserts miniature : chocolat blanc aux graines de fenouil et granité à la pomme verte, chocolat noir à la mangue épicée et kikos, yaourt vanillé et compote de rhubarbe

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Un Sancerre blanc         L'addition (2) : 109.40 € (promotion comprise - réduction de 47.60 €)

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W Opera a remplacé Arola par le restaurant Coquette.

 


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Arola, W Opéra

4 rue Meyerbeer, 75009 Paris (cliquez sur l'adresse pour afficher le plan)

Téléphone : 01 77 48 94 94

Métro : Opéra

www.restaurant-arola.fr

Ouvert tous les jours de 12 h à 15 h et de 19 h à 23 h. Brunch le dimanche de 11 h à 16 h

 

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