IMG_1787-001Olivier Magny  tient un blog, « Stuff Parisians Like » et succès oblige, le blog repéré par les Editions 10-18 est devenu  un livre « Dessine moi un Parisien ».

Les Parisiens, on les aime ou on les déteste et pas que dans les stades. Etrange mosaïque que ces  communautés  qui  forment finalement un tout. On se souvient enfant, en Haute-Corrèze, terre présidentielle, on criait l’été « Parisiens têtes de chien, Parigots têtes de veau », on se faisait traiter de « pécors », de « paysans » et en même temps on enviait ses petits parisiens qui nous semblaient venir d’une autre planète, l’association des Corréziens de Paris nous semblait le club le plus chic et mystérieux qui puisse exister.  Chirac en ces temps là fonçait d’un village à l’autre, pardon d’une ville à l’autre, avait un accident de DS sur la route d’Ussel  et invitait tout le monde au restaurant, on se souvient que dans le restaurant familial il payait avec des billets de 500 francs et il disait au Chef en l’embrassant  « Madame Chaniol, cette tête de veau c’est le petit Jésus en culottes de velours ! », on se souvient de  Christine la serveuse qui disait « S’il croit qu’avec son gros pourboire, je vais voter pour lui… », en ce temps on pouvait payer en liquide...

Mais revenons aux Parisiens, pourquoi en parler ici dans ce blog gastronomie ? Mais parce qu’il est impossible de dessiner un Parisien sans parler du moelleux au chocolat, des serveurs au restaurant, des sushis, du café gourmand, de la San Pé et Olivier Magny le fait avec talent et humour…

En voici quelques morceaux choisis :

«  (…) Au restaurant, l’homme parisien apprécie particulièrement de passer des commandes sans appel : « deux onglets saignants et une San Pé » (…) Ainsi, il est entendu que ne pas commander de la San Pé à un repas d’affaires revient à faire l’aveu de son état de looser. »

« (…) En matière de service, le Parisien aimerait vivre en Amérique. Il aspire à des torrents de sourires, des avalanches de prénoms,IMG_1792-001 des déluges de cordialité. Mais la réalité est têtue : il vit à Paris (…). »

« (…) Il est bon de savoir que, si commander un café gourmand au déjeuner est parfaitement acceptable, le faire le soir est suspect. Ce qui à l’heure du déjeuner est considéré par les autres convives comme l’expression charmante d’une bon-vivance maîtrisée devient le soir venu le témoignage d’une certaine incapacité à profiter de l’instant (…). »

«  Trois critères conditionnent la coolitude à Paris : posséder un iPhone, porter des Converses et manger des sushis – au moins deux fois par semaine (…). Si l’homme parisien a une préférence  pour le menu sushis-brochettes, la femme parisienne, dans un noble élan de modération diététique, opte en général pour les sashimis (…). »

IMG_1790-001«  (…) Un  restaurant qui ne compte pas à sa carte de moelleux sera soit has been, soit avant-gardiste. »

Et puis aussi le PSG, Roland Garros, les régimes, les tomates cerises, la barbe de trois jours, se plaindre, les p’tits week-ends, le jardin du Luxembourg, critiquer les Parisiens, les expos, les grandes écoles, le caramel au beurre salé, le mot putain, …

Autant de travers, de manies, c’est tendre et cruel,c'est  drôle,  ça rassure le provincial qui arrive et ça énerve le Parisien qu’il est devenu ! À lire sur la plage...  Tu descends sur la Côte cette année ? Non on va en Avignon.

Sur le site de l'éditeur on trouve la bio de l'auteur :

" Olivier Magny a un parcours original. A 24 ans, il crée O Chateau (www.o-chateau.com), sa société de dégustations de vin. C'est depuis plus de 30 000 personnes du monde entier qu'il a personnellement formées au vin français. Pur Parisien, il a vécu en Californie, est diplômé de l'ESSEC, intervient à l'Hôtel de Crillon et à Sciences-Po. Depuis quelques mois, on trouve le plus souvent Olivier dans son bar à vin, rue Jean Jacques Rousseau, à Paris … ".

Zut !!! Nous avons  attribué un BOF à ce bar à vin, c’est certain, on va se faire descendre dans la prochaine édition (la rouge, celle que nous avons  est de 2010, celle de 2011 est en bleu, la rouge à 12.50 euros, la bleue à 13.10 euros…). Cliquez sur BOF pour lire notre post.

Olivier Magny, Dessine moi un Parisien, Editions 10-18, 13.10 euros.