Gault&Millau

Suite à la déferlante médiatique au sujet des étoilés Michelin (promis, c’est la dernière fois qu’on en parle avant que vous et nous ne fassions une overdose), le Guide Jaune, le Gault&Millau, a adressé un communiqué à la Presse (et à nous…) pour rappeler que les étoilés 2014 ont d’abord été des toqués. Que dit ce communiqué ?  Le voici in extenso :

« La 3ème étoile d’Arnaud Lallement, Cuisinier de l’année Gault&Millau depuis octobre 2013 : Une fois encore Gault&Millau précède le guide Michelin.

Une troisième étoile Michelin vient confirmer le « flair » de Gault&Millau qui remettait à Arnaud Lallement le prix de Cuisinier de l’Année 2014 en octobre dernier.  En octobre dernier, Marc Esquerré écrivait : « Fière, festive et française, la cuisine «3F» d’Arnaud Lallement assume le modèle classique. On passe à l’Assiette Champenoise un moment de bonheur pétillant: le ballet est étourdissant, les produits supérieurs, et la patte exigeante du chef dessine chaque tableau du feu d’artifice comme un bouquet final ». Rappelons que le cuisinier de L’Assiette Champenoise est 5 toques (la plus haute marche du podium Gault&Millau) depuis 2013 et qu’il était 4 toques depuis 2006.

2 étoiles viennent confirmer la cuisine de chefs repérés depuis longtemps par Gault&Millau comme : Akrame Benallal - Grand de Demain depuis 2011 et 3 toques au Gault&Millau Olivier Nasti - 4 toques depuis 2013

Sans parler de ceux qui gagnent leur première étoile et qui comme : Florent Ladeyn, est Jeune Talent Gault&Millau depuis 2011, Alexandre Klimenko, Grand de demain Gault&Millau depuis 2007 et 4 toques depuis 2014, Laurent Rigal, Grand de demain Gault&Millau depuis 2009, Lionel Lévy, Grand de demain Gault&Millau depuis 2002, Sylvain Joffre, Grand de demain Gault&Millau depuis 2014, Jean-Marie Baudic, Grand de demain Gault&Millau depuis 2004, Thierry Seychelles, 3 toques depuis 2014 et, Piet Huysentruyt, Découverte Gault&Millau de l’année 2014 ».

 

Qu’en pensez ? Premièrement ne pas prendre partie ! Deuxièmement constater que les classements sont devenus une industrie à part entière, dans tous les secteurs et que la concurrence y fait rage : les meilleurs hôpitaux, les meilleures écoles de commerce, les meilleures villes où il fait bon vivre… et donc aussi les plus jeunes chefs, les tables les moins chères, les plus secrètes, les plus exotiques, les plus jolies (Chef Nasti, si vous nous lisez…), les bests, les plus étoilées, les plus toquées, les plus, les moins, pour le meilleur et parfois pour le pire…

La guerre des guides gastronomiques  a commencé, ce n’est pas nouveau, certains ont déjà disparu, d’autres sont moribonds, d’autres s’adaptent à la nouvelle donne Internet. Une seule chose est certaine : aucun ne pourra survivre sans une vraie stratégie digitale, c’est là que se jouent les cinq prochaines années…vous likez ?

 

VOUS AIMEZ ? Dîtes-le... c'est juste en dessous :-)