La terrine maison (1) Le pavé de saumon cru, figue fraîche (1) Les crevettes sautées, piment et coriandre (1)

Il fut un temps où nous adorions nous « vautrer » dans les canapés de Chéri-Bibi, ce devait être en 2007 ou 2008, déjà un repaire de bobos, pas encore de hipsters, on les a inventés plus tard. On se souvient d’une Chef brésilienne, dont malheureusement on a oublié le prénom, qui faisait un très bon bœuf mijoté, une belle côte de veau de chez Monsieur Aymé de Dax. Ils n’étaient pas si nombreux alors les bistrots faits de bric et de broc, aujourd’hui cela semble presque la norme. On y proposait une cuisine à l’ardoise simple mais bien faite et déjà quelques vins nature. Sans réservation il ne fallait pas espérer faire partie de la famille des branchouilles. On arrivait de Poitiers, on disait que le propriétaire Yannig Sammot était aussi comédien, on était au pied de Montmartre, cela nous semblait le sommet de la hype !

Chéri Bibi (3) Chéri Bibi (4) Chéri Bibi (6)

Nous y sommes retournés l’autre soir, sans réservation, on nous a installés à une petite table pas loin de la vieille glacière en bois qui est toujours là. Toujours à touche-touche. En revanche, le vieux canapé années cinquante s’est transformé en une espèce de type scandinave, beaucoup plus chic. La Chef brésilienne est partie, remplacée par son second. La carte est désormais ultra courte mais il n’y a plus le petit plus qu’on aimait, pas moins de trois plats de bœuf sans cuisine, bavette, entrecôte et carpaccio ! On ne se foule plus en cuisine... On ne laisse plus non plus la terrine sur la table. On gardait le souvenir d’une très bonne terrine, les affamés de vingt ans ont dû abuser... Aujourd’hui le serveur découpe au loin une tranchette de gelée à la terrine mais cornichons à volonté ! On se régalait déjà en pensant à l’arrivée du poulet en crapaudine. On imaginait un poulet écrasé et grillé comme sur les bords du Tage ou sur le bord des routes du Minas Gerais, on a eu un demi-poulet au jus, avec du relief mais sans relief, et pourquoi un demi-poulet par personne ? Le filet de saumon cru n’a subi aucune attaque, et c’est le plat qui sauve le dîner avec le Beaufort d’été, lui aussi sans transformation, généreux et goûteux. 29 euros tout de même, sans parler de la carte des vins où ne trouve pas (plus ?) de petits prix.

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Parfois on ne devrait jamais retourner du côté de chez Swann comme dit le philosophe Dave. Il nous semble que Chéri Bibi se laisse aller. Il nous semble surtout qu’il y a désormais des lieux tout aussi sympas mais où les patrons et les chefs aiment en plus régaler leurs clients, sans jouer la comédie. Courrez pas si loin que ça à L’Atelier Ramey, à La Rallonge ou encore chez Bistro Urbain pour ne parler que de ces trois-là. Un PETIT MIAM… en souvenir des jours heureux.

 

Notre choix sur l'ardoise :

  • Les crevettes sautées, piment et coriandre
  • La terrine maison
  • Le pavé de saumon cru, figue fraîche
  • Le poulet en crapaudine
  • Le Beaufort d'été
  • Le crumble pommes, poires et fruits rouges

Les crevettes sautées, piment et coriandre La terrine maison Le pavé de saumon cru, figue fraîche Le poulet en crapaudine Le Beaufort d'été Le crumble pommes, poires et fruits rouges (1)

 

               Le pain                          Le P'tit Blanc du Tue-Boeuf               L'addition (2) : 90 €

Chéri Bibi (11) Le P'tit Blanc du Tue-Boeuf Chéri Bibi (12)

 

Chéri Bibi a fermé en juillet 2015 et c'est Guillaume Sanchez qui ouvre à la même adresse avec Nomos.

 


Chéri Bibi (14) 15 rue André del Sarte

Chéri Bibi

15 rue André del Sarte, 75018 Paris (cliquez sur l'adresse pour afficher le plan)

Téléphone : 01 42 54 88 96

Métro : Château Rouge, Barbès-Rochechouart

Ouvert du lundi au samedi de 20:00 à minuit