En ce début d'année, on remet le couvert avec vos tables préférées en 2015. Voici votre Top 12 des tables qui ont récolté le plus de « J'aime » sur Facebook. Vous constaterez que ce classement, subjectif bien sûr, réserve de belles surprises et ne compte pas que des étoilés. Il y a des Chefs très connus, des triplement étoilés, des Chefs moins connus, des pas étoilés, des Chefs installés depuis très longtemps, d'autres qui débutent une nouvelle aventure...

Voici donc votre Top 12 :

Homard bleu de Bretagne cuit en feuilles de figuier, mûres épicées, foie gras poivre sauvage (1)1 - Le Grand Restaurant - Paris 8 : Jean-François Piège vole enfin de ses propres ailes...

Les ors de l’Elysée sont à quelques pas mais ici on oublie, les murs sont en béton avec les traces du coffrage, et le béton ça vit ! A la brutalité de la matière répond la fragilité du cristal de Baccarat des graciles appliques, à la rondeur des tables et des sièges en cuir répondent les angles de la verrière comme des vitraux d’une chapelle moderne dédiée à la cuisine, aux veines noires du marbre de la cuisine qui vous guident vers la salle répondent les brillances de l’inox en cuisine, à la blancheur éclatante des tabliers en cuisine répond le noir des tenues de l’équipe en salle. Maintenant que nous connaissons un peu mieux le couple Piège, nous savons que rien n’est laissé au hasard, c’est une partition mozartienne qui s’écrit avec la complicité de la décoratrice Gulla Jonsdottir, rien n’est en trop, rien ne manque... Lire la suite

 

Des tomates en deux services (6)2 - Restaurant Guy Savoy - Paris 6 : Le Chef triplement étoilé s'installe à La Monnaie de Paris...

Tout a déjà été dit ou écrit sur Guy Savoy, non ? Pour ceux qui auraient des lacunes, nous vous invitons à lire son dernier livre au titre évocateur « Savourer la vie » aux Éditions Flammarion. Et pourtant qui le connaît vraiment ? En tous les cas, lui est en cuisine, bien présent, en salle aussi. Il passe de table en table, le regard malicieux, la veste blanche impeccable, comme une veste d’un Monsieur Loyal, avec la double rangée de petits  boutons blancs, comme des rosettes, comme autant de clins d’œil à cette légion  d’honneur pour une fois méritée tant il a fait et tant il fait pour la cuisine française. Il vous dit « Ah vous êtes là, cela me fait plaisir ! », mais c’était à nous de le dire, il nous a piqué notre réplique... Lire la suite

 

Bar, piperade, crème de chorizo (1)3 - Restaurant Kei - Paris 1 : Le bel hommage du Chef japonais à la cuisine française...

Kei n’a pas oublié ses premières années en France où il arrive à l’âge de vingt-et-un ans avec la volonté de maîtriser notre langue qu’il parle aujourd’hui avec un accent charmant et plus encore de servir la gastronomie française. Pas étonnant quand on sait qu’il a su qu’il serait Chef en regardant au Japon une émission culinaire… avec Alain Chapel. Nous sommes arrivés quinze jours trop tôt pour nous réjouir de sa maîtrise de la cuisine du gibier, un produit et des techniques découverts en Alsace dans les cuisines doublement étoilées du Cerf à Marlenheim. Celui qui s’est installé dans l’ancien restaurant du Chef Gérard Besson connaît comme lui tous les secrets de l’oreiller de la belle aurore, ce classique des classiques de la cuisine française, une ode au gibier et au foie gras dans un oreiller de feuilleté... Lire la suite

 

Saint-Jacques au naturel, céleste, poutargue, condiment autour de l'oeuf, croûte d'amande4 - Le Clarence - Paris 8 : Christophe Pelé et Antoine Pétrus proposent une table d'exception...

En entrant ici on remercie le Prince Robert de Luxembourg (oui, oui, on est chez lui…) d’avoir pavoisé la façade historique aux couleurs de la France. Au pied de l’escalier de marbre rouge qui conduit vers les salons à manger, on a en tête, encore ou déjà, des parfums de cuir sauvage, de cigare, de café torréfié, de chocolat, et peut-être aussi de cèdre ? À moins que ce ne soit notre imagination… Lire la suite

 

Antoine Schaefers, Stéphane Gabrielly, Sébastien de Massard, Thibault Sombardier, Julien Diaz, Stéphane Jakic5 - Ferrandi - Paris 6 : Julien Diaz et Thibault Sombardier cuisinent avec les étudiants internationaux de Stéphane Gabrielly...

Nous voici une nouvelle fois chez Ferrandi, la Grande Ecole de la Gastronomie Française. On a un peu pris nos habitudes ici… il suffit de lire tous nos billets sur le sujet ! Nous y revenons à l’occasion de cette magnifique idée des dîners de Chefs, une idée de Stéphane Gabrielly, Chef formateur dans cette école et coordinateur de ces évènements. L’idée : deux Chefs viennent passer une journée à l’école et préparer avec les étudiants internationaux du programme anglo-saxon que manage Adrienne Burton, le fameux dîner des Chefs... Lire la suite

 

Le Mérou et l'Immortelle (1)6 - L'Oggi, Chez Charles - Lumio : Julien Diaz a su porter au sommet cette belle table corse et part maintenant pour de nouvelles aventures à Marseille...

Jeune talent 2015 pour Gault & Millau, Julien Diaz parle avec l’accent chaleureux des gens du Sud. Des origines italiennes et espagnoles, né à Marseille, Julien raconte avec tendresse les mercredis passés chez une grand-mère qui cuisinait aussi pour dire son amour. Et nous allons découvrir qu’il n’a pas oublié. Sa cuisine peut sembler instinctive, mais elle est en fait très réfléchie, une cuisine inspirée par les produits de la Corse qui l’accueille et les histoires des gens d’ici... Lire la suite

 

Volaille de Bresse en vessie _Mère Fillioux_ et François Pipala, directeur de salle (4)7-ex-aequo - L'Auberge du Pont de Collonges - Collonges-au-Mont-d'Or : Paul Bocuse en son royaume...

Un déjeuner chez Monsieur Paul c’est un peu comme s’inviter pour un instant dans le grand livre de la gastronomie française. Ouvrons-le. Paul Bocuse est peut-être le premier Chef tatoué, un coq sur l’épaule gauche, tatoué par les Américains à la Libération, c’est une autre histoire que celles de nos gentils hipsters de cuisine d’aujourd’hui. Mais ne comptez pas sur nous pour les opposer, la querelle des anciens et des modernes n’a pour nous pas d’intérêt. Pas de nostalgie non plus dans ce billet, d’ailleurs la nostalgie n’est plus ce qu’elle était ma pauvre Simone. Peut-être un regret cependant, celui de ne pas être venu plus tôt pour pouvoir saluer celui qui a sorti les Chefs des cuisines installées dans les sous-sols ou tout au fond au bout d’un couloir interminable. Avait-il imaginé que cinquante ans plus tard ils seraient dans la lumière jusqu’à parfois l’éblouissement ?… Lire la suite

 

Filet de maquereau mi-cuit au dashi, tagliatelles de courgettes (1)7-ex-aequo - Aubergine & Cie - Montrouge : La preuve que l'on trouve de belles tables de l'autre côté du périph...

Combien de fois, les uns et les autres, arrivant Porte d’Orléans, avons-nous tourné à gauche ou à droite pour se plonger dans l’enfer du périphérique ? Et pourtant, il suffit d’aller tout droit, de faire deux ou trois cents mètres et de se poser chez Aubergine & Cie (oui, c’est  un drôle de nom), un havre de paix gastronomique à quelques pas de Paris mais de l’autre côté du périphérique, ce qui pour un Parisien semble souvent un voyage au bout du monde ! Et pourtant le métro est à six minutes sans se presser. Depuis 2009, les frères Després, Vincent, en salle, et Damien, le Chef, ont ouvert cette belle table, puis une épicerie puis un service traiteur (ou l’inverse)... Lire la suite

 

Huitre spéciale N°0 en pot au feu (1)8 - Etoile sur Mer - Paris 17 : Clément Leroy s'installe rue Troyon pour notre plus grand plaisir...

Chef et bras-droit de Guy Savoy, Clément Leroy a pris la barre de ce navire beau comme un petit paquebot des années 30, réinterprété par Jean-Michel Wilmotte. Plus qu’un restaurant de poissons, on devrait parler d’une cuisine de poissons car Clément Leroy pourrait se contenter de cuire les jolis poissons de Méditerranée et des côtes de Bretagne mais ce serait mal le connaître, il les cuisine ! Avec malice et gourmandise. Ce Chef est heureux, cela se voit, il s’amuse et cherche à redonner à la cuisine française toute sa place. Ce fin connaisseur du Japon pourrait en user et en abuser, au contraire il cherche comment remplacer ici le wasabi et réfléchit à la moutarde violette, ou à ne pas une fois encore avoir recours au dashi et invente un bouillon bien plus subtil qui associe queue de bœuf et congre... Lire la suite

 

Catalane de piquillos, tartare de seiche, glace huître-avocat, gavotte à l'encre de seiche (3)9 - A. Noste - Paris 2 : A La Table de Julien Duboué, on se régale...

Nous avions déjà eu l’occasion de succomber à la cuisine d’esprit bistrot de Julien Duboué à l’époque où il était le Chef d'Afaria et on se souvient toujours de ses couteaux aux cèpes ou de son incroyable soufflé au chocolat généreux et puissant. Et puis un jour, le Chef Duboué a voulu une autre aventure et il s’est installé sur la rue du 4 septembre.

A. Noste est né, « Chez Nous » en gascon, un drôle d’endroit où cohabitent sans problème tapas, street-food et table gastronomique... Lire la suite

 

Tartare d’huître, Granny Smith10 - AG Les Halles - Paris 1 : Alan Geaam dans sa belle et nouvelle maison de cuisine...

Quand Alan Geaam nous a proposé de participer au soft-opening (en français une pré-ouverture qui permet de se roder) de sa nouvelle table, on a accepté avec fierté et plaisir. On le connaît depuis le temps où l'on parlait moins de lui. On avait été séduits par sa modestie et sa gentillesse dans la plus vieille auberge de Paris installée dans le Haut Marais, l'Auberge Nicolas Flamel. Puis nous l'avions suivi rive gauche, deuxième table d'Alan, le Restaurant AG à deux pas du Marché Saint-Germain. Aujourd'hui, après des mois de travail et de nuits blanches (et pas seulement à cause du bébé...), Alan Geaam ouvre sa troisième table, L'AG Les Halles, une maison de cuisine aux Halles. On se sent bien dans la salle à manger de cette belle maison de cuisine.

Nous aimons depuis longtemps la cuisine d'Alan, c'est le même plaisir retrouvé ici d'autant qu'un soin tout particulier a été apporté aux arts de la table... Lire la suite

 

La Maison aux Ours (15)11 - La Mare aux Oiseaux - Saint-Joachim : Plus que quelques jours pour visiter la Maison des Ours d'Eric Guérin avant l'année prochaine...

Il était une fois trois mille ours qui hibernaient l’été et se réveillaient l’hiver. Ils faisaient tout le contraire de leurs congénères car ils étaient bien plus malins que l’ours blanc ou l’ours brun, bien plus malins que petit ourson et maman ours. Ils savaient que s’ils se réveillaient à Noël après avoir dormi plus de dix mois dans la maison des marais, ils pourraient faire la fête à La Mare aux Oiseaux et prendre la vedette aux deux grues cendrées, il faut le dire un peu vexées de passer pendant quelques temps au second plan. C’est une belle histoire que raconte chaque année Éric Guérin, le Chef doué de  La Mare aux Oiseaux et du Jardin des Plumes a su rester un enfant sensible à la magie de Noël... Lire la suite

 

Ecrasée de pommes de terre Corne de Gatte, truffes d'été et jambon cul noir (1)12 - Chez Francis - Brive-le-Gaillarde : Un vrai coup de coeur pour cette table familiale corrézienne et littéraire...

Il y a des restaurants et il y a des maisons. Chez Francis, à Brive, c'est une maison, une maison douce avec Francis Tessandier, le père, le Chef, Dominique, la mère, l’âme de la salle et Franck, le fils qui fait des desserts qui vous transportent dans le  temps de votre enfance. Le père, la mère, le fils et les saints esprits qui gribouillent les murs, et nous étions bien émus de dîner à côté d’un dessin, grivois ça va de soi, de Tignous. Cette maison a une histoire qui dure depuis vingt-quatre ans, plus c'est long, plus c’est bon.

Francis Tessandier et son épouse Dominique se sont posés à Brive et ont repris le restaurant de La Boule d’Or... Lire la suite

 

Parmi les autres billets plébiscités par des centaines d'entre vous, n'oublions pas...

© Gründ (1)Le livre d'Annabelle Schachmes, La cuisine juive : Un livre avec plein d'amour à l'intérieur...

Il y a des livres et puis il y a ce livre. Il y a des auteurs et puis il y a cette auteure. Commençons par elle. Elle est une personne rare, une belle personne. Derrière les rires et les embrassades franches, derrière les envolées verbales, « ce gâteau, c’est le meilleur du monde, de toute ma vie et de celle des sept générations à venir », il y a une retenue cachée, une finesse d’esprit, une sensibilité à fleur de peau, une capacité à s’émerveiller.

Aujourd’hui sort son dernier livre, La cuisine juive. Nous n’y connaissons pas grand-chose en la matière et depuis quelques jours que nous le parcourons, le picorons, le dévorons, nous apprenons. Nous n’apprenons  pas seulement à faire des cornichons malossols, des boulettes, des borscht, des sabikh, des pastramis, des bomboloni, des strudels ou une des cent soixante recettes. Nous apprenons et découvrons une culture, une histoire. Le partage est la clé de ce livre... Lire la suite

 

11426443_1650483958519256_127553245_nLa newsletter de juillet 2015 : L'été des Grandes Tables du Monde ...

Nous étions récemment invités par David Sinapian, Président de l'association Les Grandes Tables du Monde sur la thématique "Les Grandes Tables du Monde vous accompagnent sur la route de vos vacances". L'évènement se déroulait chez Lasserre, l'un des six restaurants à l'origine de la création de l'association en 1954, l'occasion de découvrir la belle cuisine d'Adrien Trouilloud et de redécouvrir les desserts de Claire Heitzler, le tout orchestré en salle par Gaëtan Molette. Les Grandes Tables du Monde regroupent aujourd'hui 166 restaurants dans 24 pays. C'est l'occasion pour nous de vous présenter notre sélection de grandes tables en France ou à l'étranger que nous avons eu la chance de fréquenter, 13 restaurants dans 4 pays... Lire la suite

 

Bonne année à tous et rendez-vous très vite pour partager de nouvelles découvertes !