Coretta (13) Coretta (16) Coretta (17)

Présents dès les premiers jours chez Coretta, nous avions promis d'y retourner. Le restaurant était encore en rodage, les propositions restaient trop proches de celles de Neva Cuisine mais nous sentions qu'il y avait ici du potentiel de pépite... Il fallait juste leur laisser du temps.

Chose promise, chose due, nous voici de retour et cette fois en très belle compagnie avec Annabelle Schachmes, photographe culinaire et auteur, avec Damien Eymon, d'un excellent ouvrage sur la street food, We love street food et Ivy Chang, créatrice de Inside Kitchen Project, qui nous fait découvrir les cuisines de passionnés de gastronomie.

Depuis notre dernière visite le Square Martin Luther King, qui borde l'immeuble de Coretta, est devenu un vrai parc et s'étendra sur dix hectares d'ici fin 2018. On retrouve avec plaisir la salle du haut, du bois clair, des murs laqués et du marbre blanc sur les tables, on s'y sent toujours aussi bien. Cette fois le service est professionnel, souriant, on a même envie d'écrire adorable.

Côté assiettes, qui désormais sont chaudes quand elles doivent l'être, la belle surprise que nous attendions est au rendez-vous. La carte a pris son autonomie par rapport à Neva Cuisine, Coretta est devenue majeure en quelques mois, on se régale ! Les cuissons sont justes, les produits sont beaux, les dressages sont jolis et même les desserts nous ont séduits (et pourtant il est difficile de faire, juste un peu, oublier ceux de Yannick Tranchant). C'est sûr, pour nous, comme pour Annabelle et Ivy, Coretta passe de MIAM à MIAM MIAM et c'est largement mérité. Maintenant, vous pouvez y courir, bref, c'est un retour gagnant !

 

Au menu de cette nouvelle visite :

  • Thon Yellowfine, poireaux, sarrasin, sésame
  • Courgettes, coques, champignons, émulsion vin jaune
  • Carré de cochon de lait, pistache, petits pois menthe, wasabi
  • Lotte, salicornes, vitelottes, girolles
  • Fraises Cléry, citron, lait d'amande, glace fraise
  • Paris Brest, passion
  • Ganache tendre de chocolat Madong, framboise
  • Pêche blanche, verveine, crémeux citron

Thon Yellowfine, poireaux, sarrasin, sésame Courgettes, coques, champignons, émulsion vin jaune Carré de cochon de lait, pistache, petits pois menthe, wasabi Lotte, salicornes, vitelottes, girolles Fraises Cléry, citron, lait d'amande, glace fraise (1) Paris Brest, passion Ganache tendre de chocolat Madong, framboise Pèche blanche, verveine, crémeux citron

 

Souvenez-vous, il y a quelques mois, nous écrivions cela...

 

François Régis Gaudry a « donné l’ordre » d’y courir, nous on vous suggère de prendre votre temps. Il y a là une fleur qui fera le printemps mais qui demande encore quelques semaines pour s’épanouir…
Coretta, puisque tel est son nom, est la nouvelle table d’une partie de l’équipe de Neva dont nous vous avions parlé sur le blog. On y retrouve la Chef Beatriz Gonzales, son mari Matthieu Marcant en salle, à qui nous ferons part de nos remarques avant d’en parler ici, et un nouveau, le Chef Jean-François Pantaleon, encore un ancien de la Cascade qui semble être une vraie couveuse de talents, mais aussi du Meurice ou d’Apicius.
Malheureusement, Yannick Tranchant, le Chef pâtissier de Neva ne fait pas partie de l’aventure. Les desserts de Coretta, bien réalisés sont sans surprise, le millefeuille vanille et caramel au beurre salé est un peu pataud et le sablé crème citron-yuzu et ananas rôti et confit un peu bateau. Une pâtissière devait arriver le lendemain de notre passage, tous les espoirs sont donc permis.

Coretta (9) Coretta (10) Coretta (12)

Si les desserts ne nous ont pas bouleversés c’est peut être parce qu’on avait commencé en beauté : la tête de veau, tendre, gélatineuse et tiède comme il faut, associée à la langue si douce et à peine grillée est un grand moment. La mayonnaise à la coriandre et à la cébette, verte comme un printemps qui arrivera forcément, nous a définitivement détournés de la sauce gribiche ! L’anguille et le veau forment un très beau terre-mer, plus convenu mais réalisé avec justesse, le bouillon au raifort cuit et assaisonne le tout en douceur, notre serveur, un peu en panique, l’avait proposé avec la tête de veau, cela aurait été dommage, il nous dira aussi « Bonne soirée Messieurs-Dames » en posant les assiettes et ne nous rapportera pas le pain, le démarrage parfois, ce n’est pas si facile.
Par contre grosse déception avec la poitrine de porc bien trop grasse, même si elle doit l’être un peu, mais surtout arrivée froide dans des assiettes froides, avec des oignons brûlés froids, des assiettes jolies mais bien trop fines et délicates pour cette cuisine canaille. L’équipe en cuisine est consciente du problème, des cloches devraient arriver et on mangera chaud très vite au premier étage.

Coretta (5) Coretta (6) Coretta (7)

Premier étage ? Oui, il faut parler du lieu, un des plus beaux de Paris ? Il faut aller redécouvrir les Batignolles pour profiter de ce duplex géant imaginé par Brune de la Guérande. Au rez-de-chaussée, quelques tables et les cuisines. Cela fait longtemps que nous n’avions pas vu dans Paris un si beau nouveau restaurant dans un immeuble neuf et bioclimatique. Vous le trouverez collé au Square Martin Luther King où on peut s’allonger aux premiers rayons de soleil sur des grands bancs de bois. Ce square donne des vues de verdure aux convives de Coretta à travers les immenses baies vitrées. Froid ? Que nenni ! Chaleureux ! Du bois blond, des coussins, des parquets, des banquettes profondes, de l’espace, du marbre blanc, des lumières douces, un seul regret : les trop petites mais si jolies tables octogonales pour deux… Ce même square et les immenses trottoirs laissent imaginer une terrasse aux beaux jours, une terrasse où pour une fois les parisiens attablés ne seront pas à hauteur des pots d’échappement, un luxe suprême…

MIAM pour cette table qui a pris le joli prénom de la femme de Martin Luther King, à 39 euros le dîner on attend moins d’imperfections et la phase d’ouverture ne peut pas tout justifier (ou alors... il faut aussi  faire des prix d’ouverture).
Mais nous avons la conviction que l’orchestre va bientôt jouer une musique plus harmonieuse et on a promis d’y retourner au printemps pour voir si la fleur s’est enfin éclose.
 

Nous avons choisi parmi le menu entrée / plat / dessert à 39 € :

  • Tête et langue de veau, carottes, poireaux, céleri, verde de cilantro    => Notre coup de coeur
  • Anguille fumée et veau, bouillon crémeux raifort, massala
  • Canard de Madame Burgaud, poires, échalotes confites, jus
  • Poitrine de porc fermier, oignons brûlés, purée de pommes de terre, crème d'ail
  • Sablé ananas, crémeux citron vert, yuzu
  • Mille-feuille vanille, caramel au beurre salé

Tête et langue de veau, carottes, poireaux, céleri, verde de cilantro Anguille fumée et veau, bouillon crémeux raifort, massala (2) Canard de Madame Burgaud, poires, échalotes confites, jus Poitrine de porc fermier, oignons brûlés, purée de pommes de terre, crème d'ail Sablé ananas, crémeux citron vert, yuzu (2) Mille-feuille vanille, caramel au beurre salé (2)

 

                 Le pain               Crozes-Hermitage Hauts Châssis 2010    L'addition (2) : 128 €

Coretta (14) Crozes-Hermitage Domaine des Hauts Châssis 2010 Coretta (15)

 

Réseaux sociaux, commentaires... pour partager, c'est juste à la fin du billet !

 


Coretta 151 bis rue Cardinet

Coretta

151 bis rue Cardinet, 75017 Paris (cliquez sur l'adresse pour afficher le plan)

Téléphone : 01 42 26 55 55

Métro : Brochant

Ouvert du lundi au dimanche de 12:00 à 14:00 et de 19:30 à 22:30 (sauf dimanche soir)

 

Retrouvez d'autres photos de Coretta en cliquant sur : BONUS PHOTOS !

 

Vous aimez ? Vous avez envie de partager avec vos amis ?... Dîtes-le... C'est juste en dessous :-)